Chers membres et autres victimes de Mona Lisa.
Une chose est claire : La liquidation judiciaire de Mona Lisa Hôtels et Résidence a été prononcée le 28 janvier 2010. De ce fait nos baux se sont trouvés résiliés unilatéralement, et la liberté d’user de nos biens à notre convenance nous a été rendue. La seule entrave à cette liberté a été la parenthèse très discutable, mais maintenant fermée, constituée par la poursuite exceptionnelle d’activité jusqu’au 6 mai 2010. Période pour laquelle un loyer est dû à tous les copropriétaires, sans aucune espèce de nouvelle condition à remplir.
D’après un courrier émanant de la société Dofre Estate, le Tribunal de Commerce de Paris a ordonné la cession du fond de commerce du groupe Mona Lisa à Dofre Estate. Cette information est juste, mais elle est très largement détournée et ne donne aucun droit à Dofre Estate d’exploiter notre résidence.
En effet le fond de commerce du groupe Mona Lisa ne peut en aucune manière comprendre des baux qui ont été résiliés préalablement à sa cession à un tiers. Dofre Estate, ni qui que ce soit d’autre, ne dispose d’aucun droit, aucun privilège, ni aucune priorité à nous imposer un quelconque nouveau bail.
Pour information la société Dofre Estate a été créée le 22 juin 2009 avec un capital de 100 000 euros et une activité déclarée de marchand de biens immobiliers (code APE 6810Z). Cette société est introuvable dans l’annuaire et ne fait pas figurer de numéro de téléphone sur son papier à entête.
Avec tout juste un an d’existence et un capital aussi faible au regard des responsabilités briguées, il est clair que cette société offre encore moins de garanties que celle qu’elle prétend reprendre, et n’a aucune expérience dans le domaine de l’exploitation des hôtels et résidences, qui ne constitue même pas son secteur d’activité déclaré.
D’autre part, nous constatons avec stupeur qu’ils n’hésitent pas à continuer de vendre, sur le site de Mona Lisa (www.monalisahotels.com), des séjours dans la résidence Pra Palier. Ce type d’agissement, alors qu’ils n’en ont pas l’exploitation, est un superbe exemple de malhonnêteté qui ne laisse rien présager de bon quand au respect des baux mirobolants qu’ils espèrent nous voir signer. Cela s’appelle vendre la peau d’un ours qui loin d’être déjà tué, risque d’être coriace à leurrer avec de la poudre au yeux. Quand on se permet de vendre ce qu’on n’a pas, on donne une idée du respect que l’on a de ses engagements.
Aussi nous vous invitons à considérer avec la réserve qu’il se doit toute proposition, notamment de bail, appuyée sur des affirmations péremptoires et émanent d’une quelconque entité qui prétendrait avoir des droits plus légitimes que d’autres sur l’exploitation d’une résidence qui nous appartient. Et à ne pas, non plus, vous laisser intimider par des e-mails anonymes ou des courriers équivoques, pas plus que par les larmes de crocodiles versées par des dirigeants qui n’ont aucun scrupule à jouer au chantage à l’emploi, sans bien sûr se remettre en cause eux mêmes.
Gardons le cap que nous nous sommes fixés depuis le début. Notre unité consolidée par nos avocats en action sur ce dossier nous donne toute l’énergie nécessaire pour gagner ce combat qui nous est imposé.
Bien Cordialement,
Le bureau ADCPP
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